Dans le cadre de sa tournée des Régions, l’équipe nationale des Jeunes Démocrates et son Président, Franck Faveur sont venus à la rencontre des militants Aquitains.
Nous avons profité de cet après-midi d’échange pour faire un zoom sur notre région et nourrir le projet des Jeunes Démocrates pour l’Aquitaine.
La problématique du « Logement étudiant et des jeunes actifs en France » fut abordée en présence de :
Alain CAZABONNE, maire de Talence ;
Élise RENET, chargée de mission de l’association « Vivre Avec » ;
Franck FAVEUR, président des Jeunes Démocrates ;
Pierre BRAUN, chargé de mission au Conseil régional d'Aquitaine :
Aymeric BERSIHAND, président des Jeunes Démocrates de Gironde ;
Florimont CARTON, président des Jeunes Démocrates de Dordogne.
Résumé des débats:
Sur la région :
Les compétences sur le logement étudiant ne sont pas directement attribuée aux régions, une sorte de flou règne. La Région a des compétences précises sur les formations paramédicales et les formations professionnelles en général que l’on peut suivre à n’importe quel âge .
Il faut se méfier des effets d’annonce de la Région en ce qui concerne le locapass et le dispositif Clé Aquitaine pour au moins deux raisons :
- il n’y a que 800 bénéficiaires de la Clé Aquitaine
- certains propriétaires refusent le locapass.
Il existe un discours derrière lequel la Région se cache pour éviter de trop s’investir dans le logement étudiant, et qui consiste à dire que l’État s’est désintéressé de la question du logement étudiant et a demandé aux régions de la prendre en charge sans pour autant leur transférer les fonds dont il disposait à cet usage.
Au niveau des communes :
Il est difficile dans une commune comme Talence de faire accepter aux habitants la construction de logements étudiant car la qualité de vie dépend du faible nombre d’habitants.
La construction de logements dépend aussi de questions de réglementations, mais aussi du foncier que possède la ville. Il faut aujourd’hui, dans le meilleur des cas, entre 14 et 16 mois pour construire un bâtiment. Il faudrait améliorer l’efficacité des rouages administratifs.
Il semble cependant qu’aujourd’hui, il y ait une réelle prise en compte des villes universitaires pour les universités et vice-versa de la part des universités pour les villes qui les accueillent.
Il a été évoquer que pour améliorer la condition de vie des étudiants, il faudrait doter les villes de vrais moyens.
De plus aujourd’hui, il n’y a que 1/3 des logements étudiants qui sont inscrits dans la dotation des villes, il serait bon que cette dotation passe à 100%. (mais je ne suis pas sûr de comprendre ce que je dis sur ce point).
Au niveau du logement
intergénérationnel :
Ce système existe depuis 2004-2005. L’idée est venue d’Espagne après la canicule de 2003. en France la première association s’appelait Paris Solidaire et en 2006, elle a obtenu un soutien du CRES (aide européenne).
A Bordeaux, il existe en 2009, 21 binômes entre jeunes et personnes âgées. L’idée est celle d’un échange humain : une chambre aménagée contre une présence humaine le tout autour d’une relation de confiance. L’occupation des lieux par l’étudiant se fait en alternance 15 jours de présence par mois et 15 jours d’absence. Cette association « Vivre avec » reçoit le soutien de la région, du conseil général et des collectivités.
Il serait bon qu’un charte nationale soit signée pour encadrer ce dispositif. Il faut souligner, que ce dispositif ne constitue pas une solution au problème du logement mais une alternative.
Autres solutions préconisées :
Un re-calibrage de l’APL en proportion du loyer.
Établir une distinction entre les locataires mauvais payeurs et les gens en difficulté, afin de permettre aux bailleurs d’avoir une meilleure confiance et de louer les logements vides qu’ils détiennent plutôt que de les laisser vides par peur du « mauvais locataire ».
En Aquitaine en particulier, la construction de logements en bois serait une solution écologique et économique étant donnée la proximité des gisements.
Pour le logement en HLM, on pourrait envisager de permettre une sous-location encadrée d’une pièce par des locataires qui ont beaucoup de surface.
Demande d’une réglementation en ce qui concerne le logement intergénérationnel afin d’éviter les abus.
Chaque ville doit avoir un pourcentage minimum de logement social, alors pourquoi pas établir un pourcentage minimum de logement étudiant dans les zones universitaires.
Maxime Krummenacker
www.jeunesdemocrates33.fr
