Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 15:02

Le leader centriste, qui n’est pas candidat aux élections européennes, se retrouve au centre de la campagne, attaqué à droite comme à gauche par des partis que la bonne tenue du MoDem dans les sondages inquiète.

Encore lui… François Bayrou est désormais au PS ce que le sparadrap est au capitaine Haddock, l’ami fidèle et grincheux du reporter Tintin : un désagrément persistant. Les socialistes ont beau secouer le problème dans tous les sens, ils ne parviennent toujours pas à s’en dépêtrer. Pendant la campagne présidentielle de 2007, le PS avait fait toute la course en sentant le souffle du « troisième homme » dans son cou, tout près.

L’an dernier, le parti d’opposition s’est divisé pour savoir si le héraut centriste pouvait, ou non, devenir un partenaire pour les élections municipales. Et voilà que pour les échéances européennes, occasion rêvée de se refaire une santé électorale en se posant comme la seule alternative à Nicolas Sarkozy, le PS se voit de nouveau concurrencé par un François Bayrou qui soigne son image d’implacable procureur du chef de l’État.

Cette irruption régulière du leader centriste dans l’arène politique irrite au plus haut point les socialistes. Même si à leurs yeux, le président du MoDem est d’abord un phénomène médiatique. « Il profite d’un besoin irrationnel, entretenu par certains médias, de voir émerger un troisième homme. On nous a déjà fait le coup avec Coluche, avec Tapie ou avec Chevènement », assure ainsi Claude Bartolone. En fait, poursuit le député socialiste, « le problème ce n’est pas Bayrou, c’est le PS ». L’essor du président du MoDem, explique-t-il, est le symptôme des maux qui frappent le Parti socialiste : «Nous apparaissons encore trop divisés, incapables de proposer une alternative au pays.»

François Bayrou en meeting pour les européennes le 23 mai dernier à Paris (Langlois/AFP).

"Unir la gauche pour imposer le rapport de force"

Comme lui, beaucoup au PS parient que la pression exercée par François Bayrou s’allégera d’elle-même une fois le parti remis en ordre de marche. « Travaillons le projet, unissons la gauche et alors nous imposerons le rapport de force. C’est nous qui serons en position de demander à François Bayrou de sortir de l’ambiguïté et de se situer face à Sarkozy », insiste Jean-Christophe Cambadélis.

En attendant ces temps idéaux, François Bayrou n’a pas fini de tourmenter le PS. D’autant que le MoDem « est devenu une arme de division massive dans nos batailles internes comme on l’a vu au congrès de Reims ou avec les derniers propos de François Hollande », déplore un sénateur PS. Et cela ne semble pas près de s’arrêter. « Dès le lendemain des européennes, on sait bien que va se poser la question de l’alliance avec le MoDem pour les régionales de 2010 », reconnaît Delphine Batho, députée des Deux-Sèvres proche de Ségolène Royal.

Le débat promet encore d’être vif. Là où Benoît Hamon, figure de l’aile gauche, voit en effet « une frontière étanche », d’autres ne demandent qu’à construire des passerelles. « Le but ce n’est pas d’en finir avec l’union de la gauche pour s’ouvrir au centre, mais d’inclure dans une alliance arc-en-ciel aussi bien l’extrême gauche que le MoDem », défend ainsi Delphine Batho.

Dangereux en 2012

Ces débats font évidemment les délices du camp adverse. Pour l’heure, les responsables du parti majoritaire reconnaissent à demi-mot que le tour de piste du MoDem, crédité de 14 % des intentions de vote le 7 juin (selon un sondage TNS Sofres publié hier), est un plus pour l’UMP. « Ça nous sert, il affaiblit le PS », assène un cacique du parti du président, qui se félicite du bon score que les experts de l’opinion prédisent à l’UMP. Mais rue de La Boétie, au siège du parti, on sait bien que les réjouissances – européennes – seront de courte durée.

Car, dans la perspective de l’élection présidentielle de 2012, François Bayrou pourrait s’avérer un adversaire autrement plus dangereux pour Nicolas Sarkozy. En 2007, la faiblesse de la candidate socialiste, Ségolène Royal, conjuguée à la montée en puissance du leader centriste, véritable « troisième homme » de la campagne, avaient un temps laissé penser que les courbes des deux candidats anti-sarkozystes pourraient s’inverser. Les experts s’accordaient alors à dire que si François Bayrou parvenait à passer la barre du premier tour, il avait toutes les chances de remporter l’élection présidentielle, face au candidat de l’UMP.

La stratégie continue d’affaiblissement du PS menée par Nicolas Sarkozy depuis qu’il est à l’Élysée – par l’ouverture, notamment – a un prix : concourir à ouvrir un espace à François Bayrou, qui souhaite apparaître comme le meilleur opposant au chef de l’État, devant un PS exsangue, divisé et concurrencé par l’extrême gauche. Dans un classement des personnalités, réalisé hier par la TNS Sofres/Logica (pour France Télévisions, Radio France et Le Monde, publié hier), le président du MoDem se situe d’ailleurs devant Martine Aubry : le leader centriste totalise 59 % de bonnes opinions, contre 57 % dévolues à la première secrétaire du PS. Depuis la sortie du livre pamphlet de François Bayrou (Abus de pouvoir, Plon), qui remporte un franc succès en librairie, l’Élysée cherche donc la bonne parade.

Le pousser à dévoiler son projet

Conseiller du président, et porte-parole adjoint de l’UMP, Dominique Paillé vient de publier un livre réplique, Les Habits neufs des faux centristes (1), dans lequel il fustige notamment le caractère solitaire et dilettante du président du MoDem. Pour lui, la stratégie anti-Bayou est simple : il s’agit de dire qui il est « un menteur » et de le pousser à dévoiler son projet. « Bayrou ne peut pas parler de son projet car s’il se démasque, il perd les électeurs de gauche qu’il essaye de conquérir », explique ce conseiller présidentiel.

Deuxième visée poursuivie par l’UMP : s’employer à siphonner l’électorat « naturel » du président du MoDem, d’inspiration chrétienne, fortement représenté dans l’ouest de la France, où François Bayrou a fait un très bon score en 2007. « L’UMP doit revenir à des valeurs fondamentales de l’électorat centriste, analyse encore Dominique Paillé, travail, effort, qui sont aussi des valeurs sarkozystes, mais également solidarité et vision apaisée de la société. Parce que c’est là que François Bayrou a prise. »

Officiellement, bien sûr, « François Bayrou n’est pas un problème » pour le chef de l’État. « Nous n’avons pas besoin d’une stratégie anti-Bayrou, il s’asphyxie tout seul », assure-t-on, faussement détaché, dans l’entourage présidentiel, où on se refuse à considérer le leader centriste comme un adversaire crédible pour 2012. Dans les médias, l’UMP et l’Élysée cherchent avant tout à le banaliser : « Bayrou est seul, avance un conseiller de Nicolas Sarkozy. Il n’a plus les électeurs de droite, et n’a pas encore les électeurs de gauche. Il n’a pas d’idées non plus, si ce n’est l’anti-sarkozysme. Il est surévalué médiatiquement. » « Il n’y a pas d’angoisse pour l’instant, renchérit Dominique Paillé. Pour autant, nuance-t-il, on préfère toujours avoir un adversaire… à distance. » François Bayrou, si loin, si… proche.

Mathieu CASTAGNET et Solenn de ROYER

(1) Le Cherche-Midi, 178 p., 14 €.

Source : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2374965&rubId=786

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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 14:52

Article Le Parisien, 28 mai 2009.

Le Parti socialiste serait sous la barre des 20%, à sept points de l’UMP, selon un sondage réalisé par TNS Sofres-Logica pour Le Monde, France 2, France 3 et France Info. Cette enquête concernant les intentions de vote pour le scrutin européen du 7 juin révèle aussi que le MoDem de François Bayrou est en nette progression (14%).

Avec 26%, l’UMP maintient donc sa suprématie. Le Front national récolterait 6%. Et les listes Villiers-Nihous 4%.

 

A gauche, c'est le PS qui semble payer ses divisions. Ses listes recueillent, selon cette enquête, 19% des intentions de vote. Les listes Europe Ecologie de Daniel Cohn-Bendit sont à 11%. Elles sont suivies par celles du Front de Gauche conduites par le duo Buffet-Mélenchon avec 7%. Le nouveau parti d'extrême gauche, le NPA d'Olivier Besancenot, arrive juste derrière à 6% et la Lutte Ouvrière n'enregistre que 2%.


Bayrou plus populaire qu'Aubry


En matière de classement des personnalités, c'est François Bayrou qui a le vent en poupe. Le président du MoDem bénéficie de la meilleure cote avec 59% (contre 37% de mauvaises opinions) et se place en tête des personnalités les plus populaires dans le cadre de ces élections européennes. Il devance Martine Aubry, la première secrétaire du PS qui recueille 57% de bonnes opinions, contre 38% de mauvaises, et 5% sans opinion.

 

Olivier Besancenot et Marie-George Buffet se retrouvent à égalité avec 52% de bonnes opinions. Mais le porte-parole du NPA récolte 43% de mauvaises opinions contre 41% pour la dirigeante communiste.

L'écologiste Daniel Cohn-Bendit arrive 5e, avec 51% de bonnes intentions. Suivi par le chef de file UMP, Michel Barnier, avec 48%, et Jean-Luc Mélenchon, 38%. Le souverainiste Philippe de Villiers souffre d'une majorité de mauvaises opinions (57%). Nicolas Dupont-Aignan est celui qui souffre le plus de manque de notoriété, 39% des personnes interrogées étant sans opinion à son sujet, contre 33% de bonnes opinions et 29% de mauvaises. Le leader d'extrême droite, Jean-Marie Le Pen, ferme le classement avec 15% de bonnes opinions, 83% de mauvaises.


*Sondage réalisé par téléphone les 25 et 26 mai auprès d'un échantillon national représentatif de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas. Les intentions de vote ont été réalisées sur listes réelles, selon la région de vote.


Source : http://www.leparisien.fr/elections-europeennes-2009/europeennes-le-modem-sur-les-talons-du-ps-28-05-2009-529253.php

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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 14:47

Article La Croix, 28/05/2009

François Bayrou explique que le MoDem est proche des libéraux pour « défendre les libertés publiques » et des socialistes pour « défendre les services publics »


François Bayrou était jeudi 28 mai l’invité de l’émission « Face aux chrétiens » animée par Frédéric Mounier. Il répondait aux questions d’Aymeric Pourbaix (Radio Notre-Dame), Hervé Le Roch (RCF) et Laurent de Boissieu (La Croix).

N’avez-vous pas détourné la campagne des européennes en publiant Abus de pouvoir, réquisitoire franco-français contre Nicolas Sarkozy ?

François Bayrou : Vous avez vu les affiches de l’UMP ? C’est le portrait de Nicolas Sarkozy ! Ce n’est pas un pamphlet, c’est une confrontation de modèles. La seule question qui se pose dans cette élection, comme à la présidentielle, c’est : quel modèle de société veut-on ? Je récuse la séparation entre l’Europe et la France. L’Europe, ce n’est pas de la politique étrangère. Nous avons la double citoyenneté française et européenne. J’appartiens à la famille politique des fondateurs de l’Europe, Jean Monnet et Robert Schuman, l’un côté laïque, l’autre côté chrétien. Il y a une chose qui a failli porter un coup fatal à cette idée européenne : on a laissé croire que l’Europe, c’était ailleurs. C’est en raison de cette erreur qu’il y a eu le non au référendum. Je me suis juré de ne jamais déraciner l’Europe de la France. Autrement, l’Europe mourra.

Il y a dix ans, vous aviez rédigé, pour des élections européennes, le premier projet de Constitution européenne. Aujourd’hui, quel est le marqueur européen qui différencie le MoDem de l’UMP et du PS ?

Nous voulons que l’Europe devienne la responsabilité des citoyens européens. Pour cela, je propose deux idées simples. D’une part, organiser des débats publics de trois mois préalables à toute décision européenne. D’autre part, rendre publiques les délibérations des gouvernements au sein du Conseil. C’est trop facile pour le gouvernement français de dire oui à Bruxelles puis, à Paris, que c’est la faute à Bruxelles. Je récuse cette manière de se mettre un masque. J’en ajoute une troisième : rendre à l’Europe une Commission qui porte l’avenir des Européens, car la commission Barroso n’a pas rempli ce rôle.

Le PS vous reproche de dénoncer l’Europe ultralibérale tout en siégeant avec les libéraux au Parlement européen…

Au Parlement européen, il y a un groupe de droite, un groupe de gauche et un groupe du centre. Les démocrates européens appartiennent au groupe du centre, où il y a aussi les libéraux. Avec les libéraux, nous défendons les libertés publiques. Contre les libéraux, nous défendons les services publics.

Vos alliés démocrates italiens risquent de partir siéger au groupe socialiste. Le MoDem pourrait-il les suivre ?

Non. D’abord, je crois qu’au sein des démocrates italiens, le courant qui est le plus proche de moi ne partira pas. Ensuite, parce que tout l’engagement de ma vie c’est de montrer précisément que la clé c’est le pluralisme, pas le bipartisme.

Vous souhaitez effectivement une alternance associant les grands courants démocratiques. Ségolène Royal, Dominique de Villepin et Alain Juppé sont-ils des alliés potentiels ?

Des partenaires potentiels, c’est comme cela que je les vois. Je ne suis pas dans la disposition d’esprit – et peut-être pas dans la possibilité non plus – de faire une OPA, car je ne suis pas socialiste.

Que pensez-vous justement des difficultés du PS ?

Il existe, pour les partis comme pour les organismes vivants, des cycles de vie. Le PS est au bout d’un cycle. Quand vous êtes obligés de monter une mise en scène pour que deux responsables acceptent d’être sur la même tribune, c’est que le parti va mal.

Comment interprétez-vous le retour de Nicolas Sarkozy et de l’UMP sur les questions de sécurité ?

C’est une manœuvre électorale. C’est-à-dire l’utilisation d’un sujet soigneusement mis sous les projecteurs pour gagner des voix. Désormais, à chaque élection ils appuient sur deux boutons : sécurité d’un côté, immigration de l’autre.

Les négociations d’adhésion de la Turquie se sont poursuivies sous la présidence française. Accusez-vous Nicolas Sarkozy de double langage ?

J’attends avec curiosité la manière dont il va mettre ses actes en accord avec ses déclarations. J’ai bataillé, alors que Nicolas Sarkozy était membre du gouvernement, quand on a ouvert ces négociations. C’est un choix révélateur de l’avenir de l’Europe. Si l’on veut que l’Europe ait une volonté politique, il faut qu’elle soit le plus homogène possible. Si on ne veut pas que l’Europe ait une volonté politique, il faut qu’elle soit le plus hétérogène possible.

Faut-il modifier le mode de scrutin aux européennes ?

C’est un mode de scrutin détestable, qui n’apporte rien et qui prive d’un débat européen. La sagesse serait de revenir à une circonscription nationale.

Source : http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2374965&rubId=786
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Dimanche 31 mai 2009 7 31 /05 /2009 14:40
Le Mouvement Démocrate a continué ce mercredi soir à l'Orangeraie de Bergerac à mettre en avant son programme résolument pour l'Europe.
Jean-Paul Mingasson a rappelé le rôle du Parlement qui défend les citoyens, consommateurs ou usagers, salariés ou artisans face au Conseil, qui soutient plutôt les grands intérêts stratégiques et économiques.
Il a ensuite expliqué l'intérêt du vote Modem pour "décartéliser" le Parlement de la coalition PSE-PPE qui n'offre aucune alternative et décrédibilise l'action du Parlement auprès des citoyens.
Il a enfin mis en avant une proposition du Modem concernant l'information systématique 3 mois avant les débats au Parlement sur tous les projets importants. C'est un des éléments du programme du Mouvement Démocrate qui vise à rapprocher les populations et le Parlement européen.
 
Serge Bruno a conclu en rappelant l'objet initial de l'Europe qu'il faut remettre au goût du jour à travers le vote Modem; il a cité Jean Monnet qui déclarait il y a plus de 50 ans "avec ce projet, nous unissons des hommes". C'est l'humanisme que les partisans de Francçois Bayrou veulent remettre à l'honneur.  
 
Au moment des questions, une assemblée pas uniquement composée de sympathisants mais aussi de curieux a questionné les intervenants sur des sujets aussi variés et d'actualité que la Turquie, le vin rosé ou la décentralisation.
 
Les prochains rendez-vous en dehors des marchés auront lieu à Brantôme le mardi 2 juin et à Périgueux en plein air mercredi 3 juin .

Benoist Guillet.
Par Admin
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Lundi 25 mai 2009 1 25 /05 /2009 13:26

ELECTIONS EUROPEENNES - Le MoDem est en hausse dans les sondages d'intentions de vote...


Jeu des extrêmes, mais finalement balle au centre. Propulsé par un feu de critiques, le leader du MoDem, François Bayrou, se retrouve au centre de la campagne des élections européennes. Les piques fusent, les attaques claquent et la gauche comme la droite tapent de plus en plus fort sur celui qui n'est même pas candidat à Strasbourg. Mais dont le parti, qui présente dix-sept candidats, se porte comme un charme.

Accusant Bayrou d' «imposture», Jean-François Copé, chef de file des députés UMP, rejette la responsabilité de la percée centriste sur le Parti socialiste, qui devrait «d'urgence définir une ligne politique». Le PS rétorque que le Béarnais s'est «allié, au plan européen, avec des ultralibéraux» et relève donc de la droite, selon Harlem Désir, tête de liste en Ile-de-France.


Du côté des Verts, on juge que «Bayrou déraille» et cherche à «détourner» la campagne pour favoriser sa course vers l'Elysée. L'intéressé, déjà visé pour son brûlot anti-Sarkozy, «Abus de pouvoir» (Plon), se veut magnanime: «On n'a jamais vu attaquer quelqu'un qui n'est pas dangereux.» Le dernier sondage CSA semble lui donner raison: le MoDem est crédité de 14% d'intentions de vote, soit une hausse de deux points, quand tous ses concurrents affichent un recul. 


Maud Noyon
Par Admin
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