Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 09:37

Article : Courrier International le 24 juin 2009 par Fareed Zakaria.

Même si les autorités ont exclu l'annulation de la présidentielle contestée du 12 juin et annoncé que le président réélu Mahmoud Ahmadinejad et son gouvernement  seraient investis entre le 26 juillet et 19 août, le pouvoir souffre désormais d’une crise de légitimité.

Nous assistons à la chute de la théocratie islamique en Iran. Je ne veux pas dire par là que le régime est sur le point de s’effondrer. C’est possible, mais les régimes répressifs sont souvent là pour durer. Ce à quoi nous assistons, c’est à l’échec d’une idéologie qui est le fondement du régime iranien. Dans cette interprétation de l’islam chiite, les docteurs de la foi islamique sont censés être les gardiens de la société, les arbitres suprêmes en matière de moralité mais aussi de politique, et ce en vertu de pouvoirs de droit divin. Lorsque Ruhollah Khomeyni a instauré la république islamique d’Iran, cette doctrine, velayat-e faqih, ou gouvernement des doctes, était centrale. La semaine dernière, celle-ci a reçu un coup fatal.

Lorsque l’actuel guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a salué l’élection de Mahmoud Ahmadinejad comme un “miracle divin”, il employait l’arme absolue du velayat-e faqih, la sanction divine. Des millions d’Iraniens ne l’ont pas entendu ainsi, convaincus qu’on leur a volé leur vote – l’un des principaux droits laïcs qui leur sont accordés dans le système religieux iranien. Khamenei s’est aperçu que l’existence du régime était en jeu et il a durci sa position, mais cela ne suffit pas pour rétablir le statu quo. Il apparaît clairement qu’aujourd’hui c’est la volonté populaire et non l’autorité divine qui confère une légitimité. Depuis trente ans, le régime a tiré son pouvoir de son prestige religieux, excluant de la communauté musulmane ceux qui le défiaient. Mais cela ne fonctionne plus, et les mollahs le savent.

Comment en est-on arrivé à la situation actuelle ? Des manifestations ont déjà eu lieu par le passé, mais elles ont toujours opposé la rue à l’Etat, et les religieux se rangeaient en bloc du côté de l’Etat. Le président réformiste Mohammad Khatami a bien envisagé de prendre parti pour les manifestants lors des émeutes estudiantines en 1999 et en 2003, mais il est finalement resté fidèle aux pouvoirs établis. La rue et l’Etat sont de nouveau dressés l’un contre l’autre, mais cette fois les religieux sont divisés. Khatami a ouvertement soutenu l’opposant Mir Hossein Moussavi, à l’instar du grand ayatollah, le réformiste Hossein Ali Montazeri. Même le président du Parlement Ali Larijani, qui est lui-même laïc mais qui a de la proche famille dans les plus hautes sphères du clergé, a exprimé des doutes sur l’élection. Dans les coulisses, l’ancien président Ali Akbar Hachemi Rafsandjani – le chef de l’Assemblée des experts, un autre puissant organe constitutionnel [théoriquement autorisé à destituer le guide suprême] – mènerait une campagne hostile à Ahmadinejad, voire au guide suprême. Si des membres importants de la hiérarchie religieuse contestaient le jugement de Khamenei sur le caractère divin du résultat électoral et donnaient tort au Conseil des gardiens de la Constitution, cela sonnerait le glas de la doctrine sur laquelle se fonde la république islamique d’Iran.

La République islamique pourrait survivre, mais elle serait privée de toute légitimité. Le régime sortira sans doute vainqueur du bras-de-fer actuel. Mais, pour ce faire, il lui faudra employer les grands moyens : interdire toute manifestation, arrêter des étudiants, punir les meneurs et museler la société civile. Quelle que soit la tournure que prendront les événements (répression, concessions), à l’évidence des millions d’Iraniens ne croient plus à l’idéologie prônée par le régime. Si celui-ci parvient à se maintenir, ce sera à l’instar de ce qui s’est passé en Union soviétique à la fin du règne de Brejnev, grâce uniquement à une intimidation exercée par l’armée.

Depuis dix ans, la République islamique voit sa légitimité rognée. Il y a eu d’abord le réformiste Khatami, qui a remporté haut la main l’élection [en 1997] et engagé quelques réformes avant que le Conseil des gardiens n’y mette le holà. Echaudés par cette expérience, les mollahs ont décidé qu’il faudrait revenir sur la seule composante de la démocratie qu’ils avaient autorisée, à savoir des élections assez ouvertes. Comme il pouvait cette fois encore moins compter sur le soutien de l’opinion, le régime est allé plus loin en publiant les résultats deux heures après la fermeture des bureaux de vote et en annonçant une victoire d’Ahmadinejad si nette qu’aucune contestation ne serait possible.

L’affaiblissement de la République islamique aura des répercussions dans l’ensemble du monde musulman. Même si l’Iran est chiite et que la plupart des autres pays musulmans sont sunnites, ils ont tous été ébranlés par l’arrivée au pouvoir de Khomeyni : ils ont réalisé à cette occasion que le fondamentalisme islamique était une force sur laquelle il faudrait compter. Certains, comme l’Arabie Saoudite, ont tenté de l’absorber. D’autres, à l’image de l’Egypte, l’ont réprimé brutalement. Mais partout l’Iran a symbolisé la montée de l’islam politique. Son effondrement marquerait le reflux d’une vague qui ne cessait d’enfler depuis trente ans.
Vote en Iran
Source : http://www.courrierinternational.com/article/2009/06/24/le-regime-theocratique-vacille

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 09:10

Article : Les Echos.fr 24 juin 2009

Quelque 2.500 éoliennes assurent désormais plus de 1% de la production totale d'électricité dans l'Hexagone. Environ 6.000 nouvelles éoliennes devront encore y être installées pour atteindre l'objectif de 25.000 MW d'ici à 2020.      

Avec un parc de plus 4.000 MW installés, soit 20% de l'objectif à l'horizon 2020, "l'éolien dans le mix énergétique français est sorti de la confidentialité", s'est félicité ce mercredi André Antolini, le président du Syndicat des énergies renouvelables (SER).


Quelque 2.500  éoliennes assurent en effet désormais plus de 1% de la production totale d'électricité dans l'Hexagone. Ce qui place la France, au 4ème rang européen derrière l'Allemagne, l'Espagne et l'Italie en terme de puissance installée.


Reste que pour atteindre l'objectif fixé dans le cadre du Grenelle de l'environnement de 25.000 MW en 2020 (dont 20.000 sur terre et 5.000 offshore), il faudra encore installer près de 6.000 éoliennes supplémentaires, estime le SER.


Un objectif réalisable mais à condition que le "flou juridique" qui entoure cette filière soit rapidement levé, a prévenu le président du SER. Alors que la France dispose du deuxième gisement éolien d'Europe, "l'incertitude qui règne sur cet encadrement juridique n'est pas favorable aux investissements industriels", a-t-il déploré.


Fin 2008, le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo a en effet prévenu que l'encadrement des éoliennes en France serait modifié afin notamment d'éviter le "mitage" du territoire par ce mode de production électrique qui promet aussi d'être un nouveau gisement d'emplois.

D'après l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), les emplois liés à la filière éolienne française pourraient plus que doubler sur trois ans, passant d'environ 7.000 actuellement à 18.000 à l'horizon 2012.

Source : http://www.lesechos.fr/info/energie/300357896-le-parc-eolien-francais-depasse-les-4-000-mw-installes.htm

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 08:55
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Mercredi 24 juin 2009 3 24 /06 /2009 18:27

                                                                                         
                                                                                         
Communiqué :


Florimont CARTON sera dimanche 28 juin au siège du Mouvement Démocrate à Paris pour une grande réunion de travail réunissant les présidents de fédérations et le bureau national des jeunes démocrates.

Ordre du jour de la réunion :


. Résultats des élections et bilan de campagne.


. Réflexion sur les 70% d’abstention chez les jeunes : quelles solutions? Comment adapter notre message politique?


. Mandature Jeunes Démocrates 2009-2010 : quelles sont les 3 actions prioritaires à mettre en place?


. Organisation de l’Université de Rentrée.

. Préparation du Conseil National.

Florimont CARTON se tient à votre entière disposition pour toutes vos remarques et vos propositions. Il les transmettra lors de la réunion. 

Contact :
florimont.carton@hotmail.fr
 

Amitiés démocrates,
Les jeunes démocrates de Dordogne.

 

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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 03:01

Le Mouvement Démocrate de Dordogne a réuni son Conseil Départemental le mercredi 17 juin. Chacun a pu s'exprimer et tirer un bilan des élections européennes. Les membres du Bureau Départemental se rendront le 27 juin en Gironde pour une réunion régionale conformément au souhait du Bureau Exécutif National.



 Si la campagne a été riche localement en termes d'engagements et de rencontres, le sentiment de déception a dominé. Cela n'entame pourtant pas le dynamisme de l'équipe regroupée autour de Marc Mattera. Le Modem s'est résolument tourné vers l'avenir en décidant l'organisation d'une rencontre amicale des démocrates de Dordogne le 29 août à une semaine de l'université d'été.


Le Congré Départemental aura lieu le 26 septembre où il sera en particulier question des futures échéances régionales."
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